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La méthode simple pour en finir avec la cigarette - Allen CARR - Arrêter de fumer sans médicaments ou Une méthode douce, sans prise de poids, valable aussi bien si l'on fume trois cigarettes que deux paquets par jour. Télécharger. Télécharger La méthode simple pour en finir avec la cigarette PDF gratuitement expérience de milliers de fumeurs, la méthode Allen Carr pour arrêter de. Allen Carr est devenu expert-comptable en En , après l'échec d' innombrables tentatives pour arrêter de fumer par le seul pouvoir de la volonté.

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Skip to main content. Log In Sign Up. Malika Zowi. Allen Carr est devenu expert-comptable en S'il s'épanouissait dans sa vie professionnelle, la consommation quotidienne d'une centaine de cigarettes le déprimait. En , après l'échec d'innombrables tentatives pour arrêter de fumer par le seul pouvoir de la volonté, il découvrit ce que l'humanité attendait:

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Read more Close. Allen Carr est devenu expert-comptable en S'il s'épanouissait dans sa vie professionnelle, la consommation d'une centaine de cigarettes le déprimait.

En , après l'échec d'innombrables tentatives pour arrêter de fumer par le seul pouvoir de la volonté, il découvrit cette méthode. Depuis, il ne fume plus et se consacre aux autres fumeurs. Sa solide notoriété repose sur ses résultats spectaculaires. Il est désormais considéré comme l'expert numéro un des fumeurs qui souhaitent arrêter comme des médecins du monde entier, qui s'inclinent devant une méthode que leur science n'a pas pu découvrir. An article has been added to your basket.

Back cover. Donnez votre avis Confirmer mon vote. Vous êtes géolocalisé. Résumé Détails produits Comments Biographie La méthode simple pour en finir avec la cigarette est LA méthode d'arrêt du tabac la plus lue à l'heure actuelle, et celle qui a rencontré le plus de succès. Je ne ressentais aucune souffrance physique. Tout était dans la tête. Ma profession est maintenant d'aider les autres à arrêter. Et je fais cela avec grand succès. J'ai aidé à soigner des milliers de fumeurs et je dois insister dès le début: Je n'ai encore jamais rencontré quelqu'un qui fût ou plutôt qui pensât être aussi accro que je l'étais.

N'importe qui peut non seulement arrêter, mais, de surcroît, le faire sans difficulté. Au fond, seule la peur nous fait continuer à fumer, la peur que la vie ne soit jamais aussi appréciable sans tabac et la peur de la privation.

En fait, rien n'est plus faux. La vie est plus appréciable sans la cigarette, infiniment plus et de multiples façons: Tous les fumeurs peuvent trouver facile d'arrêter - même vous! Tout ce que vous avez à faire est de lire, avec un esprit ouvert, l'intégralité de ce livre. Mieux vous comprendrez, plus il vous sera facile d'arrêter. Et si vous ne comprenez pas mais suivez les instructions à la lettre, il vous semblera tout aussi facile d'arrêter. Et le plus important de tout: Le seul mystère sera de savoir pourquoi vous aviez si longtemps été accro.

Enfin, avant de rentrer dans le vif du sujet, je dois vous prévenir qu'il y a deux raisons principales d'échec à ma méthode: Les instructions n'ont pas été suivies Un grand nombre de lecteurs trouvent ennuyeux que je sois si dogmatique dans certaines de mes recommandations. Par exemple, je vous demande de ne pas essayer de réduire votre consommation ou de ne pas utiliser des substituts contenant de la nicotine, c'est-à-dire bonbons, chewing-gums, etc.

J'affiche cette intransigeance parce que je connais bien mon sujet. Je ne nie pas que des tas de gens aient réussi à arrêter en employant de telles ruses, mais je soutiens qu'ils ont réussi en dépit d'elles, pas grâce à elles. Il y a des individus qui peuvent faire l'amour debout sur un hamac, ce n'est pas pour autant le moyen le plus facile.

Tous mes propos ont le même objectif: Mes arguments n'ont pas été compris Ne prenez rien pour argent comptant. Remettez en cause non seulement ce que je vous dis, mais aussi vos propres opinions et ce que la société vous a enseigné sur le fait de fumer. Par exemple, que ceux qui pensent qu'il s'agit d'une simple accoutumance se demandent pourquoi ils peuvent facilement abandonner d'autres habitudes - parfois plus réjouissantes - et non celle-ci, qui laisse un mauvais goût, coûte une fortune et se révèle si meurtrière.

Que ceux d'entre vous qui pensent apprécier les cigarettes se demandent pourquoi ils peuvent maîtriser d'autres habitudes, pourtant bien plus agréables. Pourquoi devez-vous impérativement allumer une cigarette, pourquoi paniquez-vous si vous n'en avez pas?

La méthode facile L'objet de ce livre est de vous mettre dans un état d'esprit tel que votre vie de non-fumeur commencera d'emblée avec un sentiment d'exaltation, comme si vous aviez guéri d'une terrible maladie. Une fois que vous vous serez bien imprégné de cet état d'esprit, plus le temps passera et plus vous serez étonné. Les fumeurs ne vous feront plus envie, mais pitié.

Je ferai, au cours de ce livre, souvent allusion à ce que j'appelle la méthode classique pour arrêter de fumer. Ce n'est pas seulement une méthode, mais plutôt l'état d'esprit avec lequel on doit aborder le problème.

Certains suivent pour cela des cours, d'autres s'en passent. Le point commun fondamental est que le fumeur attaque sa vie de non-fumeur avec le sentiment de faire un sacrifice.

Ainsi, il doit faire preuve d'une volonté de fer pour parvenir à son but. Par opposition à la mienne, cette méthode, qui donne le sentiment d'avoir à escalader l'Everest, prépare le fumeur à affronter des semaines affreuses, torturé par l'envie d'allumer une cigarette et par la vue des fumeurs autour de lui. À moins que vous ne soyez déjà un ex-fumeur ou même un non-fumeur, il est essentiel de continuer à fumer jusqu'à la fin du livre. Cela pourrait apparaître comme une contradiction.

Plus tard, j'expliquerai que la cigarette ne vous apporte absolument rien. En fait, le plus étonnant est que, lorsque nous sommes en train de fumer, nous regardons la cigarette en nous demandant pourquoi nous fumons. Ce n'est que lorsque nous en sommes privés que la cigarette devient précieuse. Considérons maintenant, que cela vous plaise ou non, que vous êtes conscient d'être accro. Étant accro, vous ne pouvez jamais vous sentir parfaitement détendu ou concentré sans une cigarette allumée à la bouche.

N'essayez donc pas d'arrêter de fumer avant d'avoir complètement terminé ce livre, car votre désir de fumer s'estompera progressivement au fil des chapitres. Ne vous arrêtez pas sans avoir tout lu, car cela pourrait vous être fatal.

Rappelez-vous que tout ce que vous avez à faire est de suivre les instructions. Avec cinq années de recul depuis la première publication du livre, à l'exception du chapitre p.

Quand j'ai arrêté de fumer, bon nombre de mes proches m'ont imité, simplement parce que je l'avais fait. Ils pensaient: Lors de la première publication de ce livre, j'ai distribué des exemplaires aux quelques rares personnes de mon entourage qui fumaient encore. Je leur ai dit que même s'il s'agissait là du livre le plus ennuyeux jamais écrit, ils le liraient, parce que c'est un ami qui l'avait écrit.

J'ai été à la fois surpris et blessé d'apprendre, quelques mois plus tard, qu'ils n'avaient pas pris la peine de le terminer. J'ai même découvert que mon plus proche ami d'alors n'avait pas ouvert l'exemplaire que je lui avais dédicacé et l'avait même offert. J'en avais été blessé, car je n'avais pas compris la peur que l'esclavage de la cigarette fait subir au fumeur.

Cette peur peut vaincre l'amitié. Dans mon cas, cela m'a presque conduit au divorce. Ma mère a même, une fois, demandé à ma femme pourquoi elle ne menaçait pas de me quitter si je n'arrêtais pas de fumer. Celle-ci répondit qu'elle pensait que je la quitterais plutôt que d'arrêter de fumer.

À ma grande honte, je pense qu'elle avait raison. Je réalise aujourd'hui que beaucoup de fumeurs ne finissent même pas le livre car ils pensent qu'ils arrêteront lorsque le moment sera venu.

Certains ne lisent que quelques lignes par jour pour reculer au maximum le jour fatidique. Je sais maintenant que certains de mes lecteurs n'ont lu ce livre que contraints et forcés par des proches. Ce que vous risquez de pire Si d'aventure vous ne vous n'arrêtez pas à la fin du livre, vous ne serez, de toute façon, pas plus mal que vous ne l'êtes actuellement.

Vous n'avez absolument rien à perdre et tout à gagner! Soit dit en passant, si vous n'avez pas fumé depuis quelques jours, voire quelques semaines, mais n'êtes pas sûr d'être fumeur, ex-fumeur ou non fumeur, continuez à ne pas fumer pendant la lecture du livre.

En fait, vous êtes déjà un non-fumeur. Tout ce qui nous reste à faire est de convaincre votre cerveau de se mettre en accord avec votre corps. À la fin du livre, vous serez heureux d'être un non-fumeur.

Dans le fond, ma méthode est complètement opposée à la méthode classique. Celle-ci consiste à établir une liste des inconvénients de la cigarette et à tenir le raisonnement suivant: Je pourrai alors profiter à nouveau de la vie, libéré de cet esclavage.

Pourtant, avec une telle méthode, le succès est très difficile à atteindre, et ce pour les raisons suivantes: Arrêter de fumer n'est pas le vrai problème.

Chaque fois que vous écrasez une cigarette, vous arrêtez de fumer. Il se peut qu'un jour vous ayez de puissantes raisons pour dire "je ne veux plus fumer " - tous les fumeurs en ont, tous les jours de leur vie, et les raisons sont toutes plus incitatrices qu'on ne peut l'imaginer. Le vrai problème est lorsque, le deuxième, le dixième ou le millième jour, dans un moment de faiblesse, d'ébriété ou même de joie, vous prenez une cigarette et, comme il s'agit de toxicomanie, vous en voulez une autre, puis une autre encore, et vous remettez à fumer.

Le danger pour notre santé devrait nous faire arrêter. Notre esprit rationnel nous dit " Arrête, tu es stupide ", mais, en réalité, il ne fait que rendre la tâche plus difficile.

Nous fumons, par exemple, lorsque nous sommes nerveux. Dite à un fumeur que cela le tue: Il y a plus de mégots devant le Royal Marsden Hospital le centre national britannique de traitement du cancer que devant n'importe quel autre hôpital du Royaume-Uni.

Toutes les raisons pour arrêter rendent cette tâche plus difficile, et cela pour deux raisons. D'abord, elles créent un sentiment de sacrifice. Le fumeur se sent toujours forcé d'abandonner sa récompense, son soutien, vice ou plaisir -quelle que soit la qualité qu'il attribue au tabac.

Ensuite, elles font oublier les raisons qui poussent à continuer à fumer. Les raisons qui vous incitent à arrêter n'ont rien à voir avec celles pour lesquelles vous fumez. La vraie question est: L'éclatante vérité est que cela ne vous procure absolument rien. Je me permets d'insister, je ne veux pas dire qu'être fumeur présente plus d'inconvénients que d'avantages ; tous les fumeurs savent cela. Je veux dire qu'il n'y a aucun avantage à fumer.

La plupart d'entre eux ressentent le besoin de se justifier rationnellement, mais les raisons qu'ils avancent ne sont que faussetés et illusions. La première chose que nous allons faire est justement de nous débarrasser de ces illusions. En fait, vous allez réaliser qu'il n'y a rien à abandonner. Il y a, de surcroît, de formidables avantages à être non-fumeur ; la santé et l'argent n'étant que deux de ces avantages. Une fois débarrassé de la fausse idée que la vie sera moins appréciable sans cigarette, quand vous aurez réalisé que c'est mille fois le contraire, quand le sentiment de privation et de manque sera déraciné, alors nous pourrons en revenir à la santé, à l'argent et aux dizaines d'autres raisons d'arrêter de fumer.

Cette prise de conscience vous aidera à parvenir à votre but: Lors de mes précédentes tentatives, j'étais resté des semaines dans un état de dépression totale. Si je pouvais, certains jours, me considérer comme joyeux, je retombais très vite en pleine déprime.

Comme si, après avoir escaladé une paroi glissante à la force des bras, je m'étais approché du sommet au point de le toucher, puis avais lâché prise et glissé jusqu'en bas. À la fin, vous craquez et vous allumez une cigarette ; elle a un goût infect et vous essayez vainement de vous expliquer ce qui vous a poussé à le faire.

Une des questions que je pose toujours aux fumeurs avant de commencer les consultations est: Tous les fumeurs même ceux qui sont membres d'associations de défense des fumeurs aimeraient arrêter.

Si vous posez à n'importe quel fumeur confirmé la question suivante: Si vous demandez au fumeur le plus atteint - celui qui n'a pas même idée que cela lui détruit la santé, qui ne s'inquiète pas de la tare sociale que les fumeurs représentent et qui peut financièrement se permettre de fumer il n'y en a plus beaucoup, ces derniers temps -, " Conseilleriez-vous à votre fils de fumer?

Dans les premiers jours, on affirme: Comme je l'ai dit plus haut, le problème n'est pas d'expliquer pourquoi il est facile d'arrêter mais pourquoi c'est difficile. Le concept même de la cigarette est une énigme. La seule raison pour laquelle on se met à fumer est que des milliers de personnes le font déjà. Et pourtant, chacune de ces personnes regrette d'avoir commencé, et assure que c'est une perte de temps et d'argent. On ne peut pas vraiment croire qu'elles n'y prennent aucun plaisir.

Nous associons cela au fait d'être adulte et travaillons dur afin de devenir accro. Nous passons alors le reste de notre vie à dire à nos propres enfants de ne pas nous imiter et à essayer nous-mêmes d'arrêter.

Nous passons aussi le reste de notre vie à payer le prix fort. Celui qui fume en moyenne vingt cigarettes par jour dépense euros au cours de sa vie. Que faisons- nous de cet argent? Cela serait un moindre mal si nous nous contentions de le jeter à la poubelle.

Nous l'utilisons, en réalité, systématiquement, pour nous engorger les poumons avec des goudrons cancérigènes, pour nous boucher les artères et nous empoisonner jour après jour.

Nous réduisons l'apport d'oxygène à nos organes et à nos muscles, nous devenons toujours plus léthargiques.

Nous nous condamnons à une vie de saleté, de mauvaise haleine, de dents tachées, de vêtements brûlés, de cendriers infects et à l'immonde puanteur de fumée froide.

C'est une vie d'esclavage. Nous passons la moitié de notre temps à nous sentir frustrés, soit parce que la société nous empêche de fumer dans les églises, hôpitaux, écoles, théâtres, dans le métro, etc. Le reste du temps, nous fumons parce que nous y sommes autorisés, mais préférerions ne pas le faire. Quel est donc ce passe-temps, qui vous dégoûte lorsque vous le pratiquez et qui vous manque à en crever lorsque vous cessez de le pratiquer?

Durant toute votre vie, la moitié de la société vous traite comme une sorte de lépreux et, pis, méprise l'être intelligent et rationnel que vous êtes. Chaque fois qu'il lit par inadvertance des mises en garde concernant sa santé, chaque fois qu'il tousse ou a un problème respiratoire, chaque fois que l'on fait allusion à sa mauvaise haleine, chaque fois que, dans un groupe, il est le seul à fumer, le fumeur se déteste.

Il se hait aussi chaque fois qu'il y a une journée contre le tabac, ou une campagne de prévention contre le cancer. En vivant avec ces affreuses contrariétés qui lui rongent l'esprit, que retire-t-il donc de positif?

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Absolument rien! Du plaisir? De la jouissance? Une relaxation? Un soutien? Un stimulant? Ce ne sont que des illusions, à moins que vous ne considériez que le fait de porter des chaussures étroites pour apprécier le moment où on les retire procure un quelconque plaisir!

Comme je l'ai signalé plus tôt, le vrai problème est d'essayer d'expliquer non seulement pourquoi les fumeurs ont de grandes difficultés à arrêter, mais aussi ce qui les a initialement conduits à fumer. Vous vous dites probablement: Les fumeurs cherchent toute leur vie les réponses à ces questions. Certains avancent que c'est à cause des puissants symptômes de manque. En fait, les vrais symptômes du manque de nicotine sont si légers que la plus grande partie des fumeurs ont vécu et sont morts sans même se rendre compte qu'ils étaient drogués.

D'autres prétendent que les cigarettes sont très agréables. C'est faux. Ce sont des objets absolument infects. Demandez à n'importe quel fumeur qui croit fumer pour le plaisir s'il se retient de fumer lorsqu'il ne trouve plus ses cigarettes habituelles et qu'il dispose seulement d'une marque qu'il n'aime pas. Les fumeurs préfèrent fumer de la vieille corde pourrie plutôt que de s'abstenir.

Le plaisir n'a rien à voir là-dedans. J'aime le homard, mais je n'en suis jamais arrivé au point où je me promènerais avec vingt homards suspendus autour du cou. Il y a bien d'autres choses dans la vie que nous apprécions lorsque nous les avons, mais dont nous ne nous sentons pas privés en leur absence. D'autres recherchent de profondes raisons psychologiques, parlant d'un " syndrome freudien ", d'un " substitut du sein maternel".

C'est, vraiment, exactement l'inverse. Habituellement, nous commençons à fumer pour montrer que nous sommes adultes et matures. Nous mourrions de honte d'avoir à sucer une tétine en public. D'autres encore pensent que c'est l'inverse et que, en inspirant la fumée et en l'expirant par les narines, cela produit un effet " macho ". Encore ici, l'argument ne tient pas.

Une cigarette dans l'oreille serait du plus grand ridicule. Et combien plus ridicule, encore, d'envoyer des goudrons cancérigènes directement dans vos poumons? D'autres enfin disent: Pendant trente-trois ans, la raison que j'invoquais était que cela me détendait, me donnait confiance et courage. Je savais aussi que cela me tuait et me coûtait une fortune. Pourquoi ne suis-je pas allé voir un médecin pour lui demander de me fournir un autre moyen de relaxation, un autre moyen de me redonner courage et confiance en moi?

Je n'y suis pas allé parce que je savais qu'il me proposerait quelque chose. Ce n'était donc pas une raison, c'était mon excuse. Quelques-uns disent que, s'ils fument, c'est parce que leurs amis le font.

Êtes-vous, vous aussi, stupide à ce point-là? Si c'est le cas, priez pour que vos amis ne se mettent pas à se couper la tête lorsqu'elle leur fait mal!

Beaucoup de fumeurs qui se penchent sur la question concluent que, en fin de compte, c'est tout simplement une habitude. Cela ne constitue pas vraiment une explication, mais, ayant éliminé toutes les explications rationnelles habituelles, c'est la seule excuse possible qu'il reste.

Malheureusement, elle manque autant de logique que les autres. Chaque jour nous changeons d'habitudes, et abandonnons certaines pourtant très agréables. Mes habitudes alimentaires datent du temps où je fumais. Je ne prends ni petit déjeuner ni déjeuner ; j'ai un repas unique, le soir. Pourtant, en vacances, mon repas préféré est le petit déjeuner. Le jour même de mon retour de vacances, je reprends sans le moindre effort mon rythme habituel.

Pourquoi continuer à vivre avec une habitude qui nous laisse un mauvais goût dans la bouche, qui nous tue, qui nous coûte une fortune, qui est sale et répugnante et dont, de toute façon, nous voudrions chèrement nous débarrasser, alors qu'il nous suffit d'arrêter de le faire? Pourquoi est-ce si difficile? La réponse est que cela n'est pas difficile. C'est même ridiculement facile. Lorsque vous comprendrez les vraies raisons qui vous poussent à fumer, vous arrêterez de le faire - c'est tout.

Et, après trois semaines tout au plus, le seul mystère sera de savoir pourquoi, à l'origine, vous avez pu fumer aussi longtemps. Continuez la lecture Une des facettes pathétiques de la cigarette est l'ardeur avec laquelle on se force à tomber sous son emprise.

C'est le seul piège dans la nature qui n'a aucun appât, aucun morceau de fromage pour attirer les éventuelles victimes. Ce qui rend ce piège si efficace, ce n'est pas le merveilleux goût de la cigarette, c'est son goût infect. Si cette première cigarette était délicieuse, cela éveillerait nos soupçons et nous, êtres intelligents, prendrions conscience des raisons qui poussent la moitié de la population adulte à s'empoisonner ainsi.

Mais, puisque cette première cigarette nous laisse une si mauvaise impression, nous nous croyons assurés que nous n'en deviendrons jamais dépendants et sommes persuadés que, comme nous n'y trouvons pas de plaisir, nous pourrons arrêter quand bon nous semblera. C'est la seule drogue qui vous empêche de réaliser l'objectif qui vous a poussé à la prendre.

Les garçons commencent en général parce qu'ils veulent avoir l'air viril - dans le style Humphrey Bogart ou Clint Eastwood.

La dernière chose que vous ressentez, avec la première cigarette, est d'être un " dur ": Ce que vous désirez avant tout, c'est vous éloigner des autres et vous débarrasser de cette saleté.

Pour les femmes, le but est d'apparaître moderne et sophistiquée. Nous les avons toutes vues tirer de petites bouffées de leur première cigarette, l'air absolument ridicule. Quand les garçons ont enfin appris à paraître durs, et les filles sophistiquées, tous regrettent d'avoir un jour commencé à fumer. Nous passons alors le reste de notre vie à tenter de nous expliquer pourquoi nous avons commencé, à dissuader nos enfants de s'y mettre et, lorsque nous en avons le courage, à essayer d'échapper au piège.

Comme celui-ci est fort bien conçu, nous n'essayons d'arrêter que lors de périodes de stress dans notre vie, que ce stress concerne notre santé, un problème d'argent, ou que, tout simplement, nous en ayons ras le bol de nous sentir esclaves.

Alors, dès les premiers jours, notre stress augmente, ne serait-ce qu'à cause des angoisses dues au manque de nicotine, angoisses particulièrement redoutées des fumeurs.

Le problème est que nous devons maintenant nous passer de ce sur quoi nous avions l'habitude de compter dans de telles situations c'est-à-dire notre vieux soutien, la cigarette. Après quelques jours de torture, nous décidons que le moment d'arrêter était trop mal choisi.

Il nous faut en effet attendre une période sans stress pour pouvoir arrêter de fumer dans des conditions favorables. Et, dès qu'une telle occasion se présente, les raisons d'arrêter partent en fumée! Souvent, même, cette période n'arrive jamais, parce que nous pensons que nos vies tendent inéluctablement à devenir de plus en plus stressantes. Aussitôt que nous quittons le giron familial, le processus naturel est de s'établir, d'emprunter de l'argent, d'avoir des enfants, de prendre de plus en plus de responsabilités professionnelles, etc.

Cela est tout aussi illusoire: Nous avons tendance à confondre responsabilités et stress. La vie des fumeurs devient automatiquement plus stressante, parce que le tabac ne les relaxe pas, parce qu'il n'élimine pas le stress comme la société veut nous le faire croire. C'est même le contraire: Chaque fumeur est comme un être perdu dans un labyrinthe géant. Dès que nous y entrons, notre esprit devient embrumé et nuageux et nous passons le reste de notre vie à essayer de nous en évader.

Beaucoup d'entre nous y arrivent finalement, souvent pour retomber dans ce même piège quelque temps plus tard. J'ai passé trente-trois ans de ma vie à essayer de trouver la sortie du labyrinthe. Comme tous les fumeurs, je n'y comprenais rien. Cependant, par un concours de circonstances inhabituelles, dont aucune ne doit être portée à mon crédit, j'ai cherché à savoir pourquoi il m'était pendant si longtemps apparu difficile d'arrêter et pourquoi je l'ai finalement fait avec autant de facilité et de plaisir.

Depuis que j'ai arrêté, mon hobby et plus tard ma profession ont été d'éluder les nombreux mystères associés à la cigarette. C'est un puzzle complexe et fascinant qui, comme le Rubik's Cube, est pratiquement impossible à résoudre. Cependant, comme tous les casse-tête, cela devient très facile lorsqu'on connaît la bonne méthode! Je détiens la solution pour vous libérer sans difficulté de l'emprise de la cigarette. Je vous aiderai à trouver la sortie du labyrinthe et à vous assurer de ne plus jamais y retourner.

Tout ce que vous avez à faire est de suivre les instructions. Le moindre faux pas, et le reste des instructions vous sera inutile.

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Ce que je veux déterminer avant tout, c'est pourquoi nous trouvons difficile d'arrêter. Afin de fournir une réponse à ces questions, nous avons besoin de savoir pourquoi nous continuons à fumer. Je maintiens que n'importe qui peut arrêter de fumer avec une grande facilité, mais nous avons d'abord besoin d'établir certains faits.

Non, je ne parle pas des méfaits horribles du tabac. Je sais que vous les connaissez déjà et il y a, de toute façon, assez d'informations disponibles. Pourquoi continuons-nous à fumer? Nous commençons tous à fumer pour des raisons futiles, généralement par mimétisme, lors d'occasions sociales, mais, une fois que nous sommes pris au piège, pourquoi continuons-nous? Aucun fumeur ne sait pourquoi il fume. J'ai posé la question à des milliers de fumeurs lors de mes consultations. La vraie raison est identique pour chaque fumeur, mais la variété des réponses demeure infinie.

Je trouve que cette étape de ma consultation est la plus amusante, mais en même temps une des plus pathétiques. Tous les fumeurs savent au fond d'eux-mêmes qu'ils agissent comme des imbéciles. Ils savent très bien qu'avant de tomber sous l'emprise de la cigarette, ils n'avaient aucun besoin de fumer.

Presque tous se rappellent que leur première cigarette avait un sale goût et qu'ils ont dû y mettre du leur pour devenir de vrais adeptes. L'aspect le plus ennuyeux est qu'ils sentent que les non-fumeurs ne perdent absolument rien et qu'ils se moquent même d'eux surtout les jours sans tabac. Cependant, comme les autres, les fumeurs sont des êtres humains intelligents et rationnels.

Ils sont conscients de s'exposer à d'énormes risques pour leur santé et de dépenser une fortune en cigarettes au cours de leur vie. C'est pourquoi il leur apparaît nécessaire de trouver une explication rationnelle qui justifie leur habitude. La véritable raison qui nous pousse à continuer à fumer est une combinaison subtile de deux facteurs que je développerai au cours des deux prochains chapitres. Ce sont: Chaque bouffée d'une cigarette délivre au cerveau, par l'intermédiaire des poumons et des vaisseaux sanguins, une petite dose de nicotine dont l'action est encore plus rapide que celle de la dose d'héroïne qu'un drogué s'injecte dans les veines.

Si vous tirez vingt bouffées de votre cigarette, ce seront vingt doses de drogue que vous recevrez avec cette seule cigarette. La nicotine est une drogue à action très rapide. Une cigarette terminée, le taux dans le sang se réduit environ de moitié en moins de trente minutes et des trois-quarts en moins d'une heure. Cela explique que la consommation moyenne tourne autour de vingt cigarettes par jour. Dès que le fumeur éteint sa cigarette, la nicotine quitte rapidement son organisme et il recommence à ressentir l'angoisse du manque de nicotine.

Je dois désormais dissiper une illusion courante à propos de ces effets de manque. Les fumeurs assimilent ce manque au terrible traumatisme dont ils souffrent lorsqu'ils essaient, ou sont forcés, d'arrêter de fumer ; ce traumatisme est avant tout mental ; le fumeur se sent privé de son plaisir, de son soutien. Je reviendrai plus tard sur ce point. En réalité, les vrais symptômes du manque de nicotine sont si légers que la plus grande partie des fumeurs ont vécu et sont morts sans même se rendre compte qu'ils étaient drogués.

Quand nous utilisons la notion de dépendance à la nicotine, nous pensons simplement au fait de tomber dans l'habitude de fumer. La plupart des fumeurs tiennent les drogues en horreur et sont pourtant à proprement parler des drogués, Heureusement, il s'agit d'une drogue dont on peut se débarrasser très facilement, mais il faut d'abord accepter le fait qu'on est drogué. Il n'y a pas de douleur physique dans les symptômes de manque de nicotine.

Il s'agit seulement d'un sentiment de vide, d'inquiétude, du sentiment que quelque chose manque ; cela explique que tant de fumeurs assimilent le tabagisme au fait d'avoir à s'occuper les mains. Si cet état de manque se prolonge, le fumeur devient nerveux, agité, il perd son assurance et devient irritable. C'est comme si vous aviez faim - mais de poison, de nicotine. Moins de sept secondes après que l'on a allumé une cigarette, la nicotine fraîche agit déjà et l'envie incontrôlée prend fin, engendrant ainsi ce sentiment de relaxation et de confiance que la cigarette procure au fumeur.

Durant nos premiers jours d'adepte, ces symptômes de manque et leur soulagement sont si infimes que nous ne sommes même pas conscients de leur existence. Lorsque nous commençons à fumer régulièrement, nous pensons qu'ils surviennent soit parce que nous sommes arrivés à apprécier réellement la cigarette, soit parce que nous en avons pris l'habitude.

La vérité est que nous sommes déjà sous son emprise ; nous ne nous en rendons pas compte, mais ce petit monstre de nicotine est déjà installé à l'intérieur de notre estomac et il nous faut dorénavant le nourrir.

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Nous commençons tous à fumer pour des raisons stupides. Personne n'y est obligé. La seule raison pour laquelle chacun continue, qu'il soit fumeur occasionnel ou permanent, c'est qu'il lui faut alimenter ce petit monstre.

Notre relation avec la cigarette met en évidence tout un ensemble de paradoxes. Tout fumeur a conscience d'être un imbécile et sait qu'il s'est fait avoir par quelque chose de diabolique. Je pense cependant que l'aspect le plus pathétique de la cigarette est que la satisfaction que le fumeur en retire est le plaisir de revenir à l'état de paix et de tranquillité de son corps avant qu'il ne tombe sous l'emprise du tabac.

Vous connaissez ce même sentiment lorsque la sirène d'alarme de votre voisin a sonné toute la journée. Lorsque le bruit s'arrête, vous ressentez soudainement un merveilleux sentiment de paix et de tranquillité. Il s'agit en fait moins de la paix que de la fin de l'agacement. À l'âge où l'on rentre dans le cercle vicieux du tabac, le développement du corps est achevé, c'est-à-dire qu'il a atteint son état de complétude.

Nous y introduisons alors de force une dose de nicotine. Dès la fin d'une cigarette, la nicotine commence à quitter notre corps et nous ressentons alors les premiers symptômes du manque - pas une véritable douleur, juste un sentiment de vide. Nous n'en sommes même pas conscients, mais la nicotine agit comme un robinet qui coule goutte à goutte dans notre organisme.

Nos esprits rationnels ne le comprennent pas. Ils n'en ont pas besoin. Tout ce que nous savons est que nous avons besoin d'une cigarette ; lorsque nous l'allumons, l'envie disparaît et nous redevenons durant quelques minutes satisfait et sûrs de nous comme nous l'étions avant de devenir fumeur. Cette satisfaction n'est que temporaire car, afin de soulager cette envie, vous devez fournir plus de nicotine à votre corps.

Dès que la cigarette est éteinte, l'envie vous reprend et la boucle est bouclée. C'est une chaîne pour la vie - sauf si vous la brisez. On peut comparer le tabagisme au fait de porter des chaussures trop petites juste pour ressentir le plaisir de les enlever. Il y a trois raisons principales pour lesquelles les fumeurs ne voient pas les choses sous cet aspect: Il n'y a pas de douleur physique identifiable, cela n'est qu'une impression.

La drogue agit par son absence. C'est pourquoi il est difficile de se débarrasser de n'importe quelle drogue. C'est lorsque vous ne fumez pas que vous souffrez: Lorsque vous l'allumez, elle vous soulage immédiatement: Nous sommes soumis depuis notre naissance à un lavage de cerveau incroyable. Avant de commencer à fumer, nous ignorons ce besoin ; nous acceptons pourtant, sans scrupule ni surprise, au terme d'un difficile processus d'apprentissage, que la cigarette nous fournisse un soutien une béquille ou même un plaisir.

Nous n'envisageons même plus de remettre cet état de fait en question. Nous comptons maintenant parmi l'heureux groupe des fumeurs. On peut profiter de l'occasion pour dissiper d'autres illusions qui courent à propos du tabagisme. Ce n'est pas une habitude! Nous contractons toutes sortes d'habitudes au cours de notre vie, dont certaines très agréables. Si le tabagisme se limitait à une habitude, nous devrions, à cause des multiples inconvénients qu'il présente en particulier son mauvais goût, le danger pour notre santé, son coût sans cesse plus grand, le simple fait que nous soyons conscients que c'est dégoûtant et que nous aimerions nous en débarrasser Pourquoi trouvons-nous cela si difficile?

La réponse est qu'il ne s'agit pas d'une habitude, mais d'une dépendance à l'égard d'une drogue. Nous nous efforçons d'apprendre à vivre avec elle. Mais avant d'être conscients de cela, nous achetons des cigarettes régulièrement et elles nous sont indispensables.

La panique nous envahit lorsque nous n'en avons plus, et, progressivement, notre consommation s'accroît au fil des mois. Comme pour toutes les drogues, cette augmentation est due au fait que notre corps tend à s'immuniser contre la nicotine.

Après une assez courte période, la cigarette cesse de soulager complètement les manques qu'elle crée ; ainsi, en allumant une cigarette, vous vous sentez mieux que quelques instants auparavant, mais vous êtes en fait bien moins détendu que si vous n'aviez jamais fumé, cela même lorsque vous avez la cigarette à la bouche.

Ce phénomène est encore plus ridicule que le fait de porter des chaussures trop étroites, parce que ici persiste une douleur sans cesse croissante, même lorsque vous ne portez plus les chaussures. Cette situation est encore pire car, lorsque la cigarette est éteinte, la nicotine s'évacue rapidement de l'organisme et, dans des situations de stress, le fumeur a par conséquent tendance à fumer cigarette sur cigarette.

L'habitude n'existe pas. La véritable raison pour laquelle le fumeur continue d'endurer son calvaire est ce petit monstre logé à l'intérieur de son estomac. Il doit maintenant le nourrir.

C'est le fumeur lui-même qui décide du moment où il le fera ; ce sera à l'occasion de quatre types de situations ou d'une combinaison entre elles.

Ces situations sont: Quelle drogue magique peut soudainement avoir l'effet inverse de celui qu'elle avait quelques minutes plus tôt? Si vous y réfléchissez, quels autres types de situations y a-t-il dans votre vie, à part le sommeil? La vérité est que la cigarette ne soulage ni l'ennui ni le stress, pas plus qu'elle ne favorise la concentration ou la relaxation.

Ce n'est qu'illusion. La nicotine n'est pas seulement une drogue, elle est également un poison très puissant, particulièrement utilisé dans les insecticides regardez donc dans le dictionnaire. Si la nicotine que contient une seule cigarette vous était directement injectée dans les veines, elle vous tuerait. En fait, la cigarette fournit d'autres poisons, comme le monoxyde de carbone. Dans le cas où vous envisageriez de passer à la pipe ou au cigare, sachez que le contenu de ce livre s'applique à toutes les formes de tabagisme.

Le corps humain est certainement l'organisme le plus sophistiqué de notre planète. Aucune espèce animale, même le ver de terre ou l'amibe la plus obscure, ne peut survivre sans faire la différence entre nourriture saine et poison. À travers un processus de sélection naturelle qui a duré des milliers d'années, notre organisme et notre esprit ont appris à faire la distinction et à se débarrasser du poison.

L'odeur et le goût de la cigarette répugnent à tous les êtres humains avant qu'ils ne tombent sous l'emprise de la cigarette. Si vous soufflez de la fumée de tabac au visage de n'importe quel animal ou de n'importe quel enfant avant qu'il ne soit accoutumé , il toussera et crachera. Lorsque nous avons fumé cette première cigarette, l'inhalation de la fumée nous a fait tousser. Nous avons néanmoins continué de fumer, au point de ressentir un sentiment de nausée ou même d'être malades.

C'était notre organisme qui nous avertissait: Il est complètement faux de dire que seuls les individus physiquement ou mentalement faibles deviennent fumeurs. Les chanceux, ce sont ceux que cette première expérience aura convaincus de ne pas continuer ; physiquement, leurs poumons ne peuvent supporter ce traitement et ils sont guéris à vie.

À moins que, autre possibilité, ils ne soient pas mentalement préparés à subir ce sévère apprentissage: Pour moi, c'est ça le plus tragique: C'est pour cela qu'il est très difficile d'arrêter les adolescents.

Parce qu'ils sont encore en train d'apprendre à fumer, parce qu'ils trouvent encore les cigarettes dégoûtantes, ils pensent pouvoir arrêter dès qu'ils le voudront. Pourquoi ne veulent-ils pas nous écouter?

Pourquoi ne voulions-nous pas écouter nos parents? De nombreux fumeurs pensent qu'ils aiment le goût et l'odeur du tabac. Ce n'est qu'une illusion. En effet, tout ce que nous faisons lorsque nous apprenons à fumer, c'est habituer notre organisme à s'immuniser contre ce mauvais goût et cette odeur afin que nous puissions avoir notre dose, comme l'héroïnomane qui trouve agréable de se faire une piqûre. Les symptômes de manque à l'héroïne sont extrêmement sévères et ce que le drogué apprécie, en fait, c'est le rituel par lequel il soulage ces manques.

Le fumeur apprend à surmonter les réactions de son corps aux effets de la fumée, afin d'avoir sa dose. Demandez à n'importe quel fumeur qui pense ne fumer que pour le plaisir s'il se retient de fumer lorsque, n'ayant plus de cigarette de sa marque habituelle, il n'a à sa disposition qu'une marque dont il a horreur. Les fumeurs préfèrent fumer de la vieille corde pourrie plutôt que de s'abstenir ; ils se satisferont de cigarettes roulées, mentholées, de cigares ou d'une pipe ; au début le goût est infect, mais, en persévérant, on apprend à l'aimer.

Certains continuent même de fumer alors qu'ils souffrent d'un rhume, de la grippe, d'un mal à la gorge, d'une bronchite ou d'un emphysème. Le plaisir n'a rien à voir avec ça. Si c'était le cas, personne ne fumerait plus d'une cigarette. On compte même des milliers d'ex-fumeurs accros à ces fameux chewing-gums à la nicotine que leur médecin leur a prescrits, et beaucoup d'entre eux fument toujours.

Pendant mes consultations, certains patients, effrayés à l'idée d'être des drogués, pensent que le savoir leur rendra la tâche encore plus difficile. En fait, cette prise de conscience est de très bon augure, et cela pour les deux raisons suivantes: La raison pour laquelle beaucoup d'entre nous continuons à fumer est que, bien que nous sachions que les inconvénients surclassent les avantages, nous croyons qu'il y a quelque chose dans la cigarette qui nous plaît ou que c'est pour nous une sorte d'aide.

Notre sentiment est qu'après avoir arrêté de fumer nous ressentirons une sorte de vide, que certaines situations de notre vie ne seront plus jamais les mêmes.

C'est une illusion. La vérité est que la cigarette n'apporte rien ; elle ne fait que retirer, puis rendre partiellement, pour créer l'illusion. Je reviendrai sur ce détail dans un chapitre ultérieur. Bien que ce soit la drogue la plus puissante par la rapidité avec laquelle on y succombe, son emprise n'est jamais très forte.

Vous me demanderez alors, à juste titre, pourquoi tant de fumeurs trouvent si difficile d'arrêter, pourquoi ils ont à supporter des mois de torture et passent le reste de leur vie à rêver de temps en temps d'une cigarette. La réponse réside dans la seconde raison pour laquelle nous fumons: La dépendance chimique demeure facile à supporter.

La grande majorité des fumeurs passent la nuit sans une seule cigarette. Les effets du manque de nicotine ne les réveillent même pas. La plupart d'entre eux quittent même leur chambre le matin avant d'allumer leur première cigarette ; certains attendent même d'arriver sur leur lieu de travail. Ils peuvent ainsi rester dix heures sans souffrir d'un quelconque sentiment de manque, mais s'ils devaient s'abstenir dix heures pendant la journée, ils s'arracheraient les cheveux.

Ils sont capables, lorsqu'ils achètent une voiture neuve, de s'abstenir de fumer à l'intérieur sans la moindre difficulté. Ils se rendent au théâtre, au supermarché, à l'église, etc.

Même dans les transports en commun, les gens respectent l'interdiction. Ils sont souvent ravis que quelqu'un ou quelque chose les empêche de fumer. Beaucoup s'abstiennent automatiquement, chez les non-fumeurs ou, dans une moindre mesure, en leur compagnie, sans en être vraiment incommodés.

En fait, beaucoup supportent sans difficulté de longues périodes d'abstinence. Lorsque je fumais, il m'arrivait de passer une soirée agréable sans fumer une seule cigarette. Les dernières années, j'attendais même avec impatience ces soirées où je pourrais arrêter quelques instants de m'étouffer moi-même quelle habitude vraiment ridicule! La dépendance chimique est donc facile à supporter, même lorsque vous êtes toujours sous son emprise.

Des milliers de fumeurs restent toute leur vie des fumeurs occasionnels. Ils sont tout aussi accros que les grands fumeurs. Certains grands fumeurs qui ont pourtant arrêté fument encore ce cigare occasionnel qui les maintient dépendants.

Ainsi, la véritable dépendance à la nicotine n'est pas le problème principal. Elle agit comme un catalyseur pour détourner notre esprit du vrai problème: Le lavage de cerveau. Ce devrait être une consolation pour les authentiques fumeurs de savoir qu'il leur est tout aussi facile d'arrêter que pour les fumeurs occasionnels. Paradoxalement, c'est même plus facile. Plus vous êtes habitué, plus votre dépendance vous enchaîne et meilleur sera le sentiment de délivrance quand vous arrêterez.

Cela devrait être une consolation de plus de savoir que les rumeurs qui circulent cela prend sept ans pour que votre organisme retrouve son état normal, chaque cigarette, c'est cinq minutes de vie en moins Ne croyez pas qu'on a délibérément exagéré la nocivité du tabac. Elle est plutôt tristement sous-estimée, mais la vérité est que la règle des cinq minutes est une estimation qui, bien évidemment, ne s'applique que si vous contractez une des maladies mortelles liées au tabagisme ou si vous encrassez vos poumons à tel point qu'ils ne fonctionnent plus.

En fait, votre corps ne retrouve jamais son état originel. Il suffit, par exemple, qu'il y ait des fumeurs dans leur entourage pour que les non-fumeurs reçoivent une petite dose. Cependant, notre corps est une incroyable machine dotée d'une énorme faculté de récupération, en supposant évidemment que nous n'ayons rien contracté d'irréversible.

Si vous arrêtez maintenant, votre corps récupérera en quelques semaines, presque comme si vous n'aviez jamais fumé. Il n'est donc jamais trop tard pour arrêter. J'ai aidé à la guérison de nombreux fumeurs qui avaient atteint la cinquantaine, certains d'entre eux étant même âgés de plus de quatre-vingts ans. Récemment, j'ai eu comme patients une femme de quatre-vingt-onze ans et son fils de soixante-cinq ans.

Quand je lui ai demandé pourquoi elle voulait arrêter de fumer, cette dame m'a répondu qu'elle voulait montrer l'exemple à son fils. Plus la cigarette vous atterre, plus grand sera le soulagement. Lorsque j'ai finalement arrêté, je suis passé instantanément de cent à zéro cigarette par jour sans ressentir le moindre manque.

C'était réellement très agréable, même pendant la période de sevrage. Avant d'en arriver là, il est important de supprimer ce lavage de cerveau. En fait, 99 pour de notre attitude nous est dictée depuis notre naissance. Nous ne sommes qu'un pur produit de la société dans laquelle nous avons été élevés - nos vêtements, nos habitations, nos schémas de vie, même les sujets sur lesquels nous affichons certaines différences par exemple les opinions politiques.

Il n'est pas étonnant que les militants des partis de gauche aient tendance à provenir de milieux ouvriers, et inversement.

Le subconscient a une très puissante influence sur nos vies et des millions de personnes peuvent être trompées même sur des faits que l'on croit établis. Avant la découverte de Christophe Colomb, l'immense majorité des gens étaient persuadés que la terre était plate. Nous savons aujourd'hui qu'elle est presque ronde. Je pourrais écrire une dizaine d'ouvrages montrant qu'elle est plate: Pourtant, combien d'entre nous sont allés dans l'espace pour s'en assurer?

Même si vous avez voyagé en avion ou en bateau autour de la terre, qu'est-ce qui vous rend si sûr que vous ne décriviez pas un cercle sur une surface plate? Les professionnels de la publicité maîtrisent le pouvoir de manipulation du subconscient, d'où le nombre incroyable d'affiches que nous rencontrons, d'où la proportion ahurissante de publicité dans les magazines. Pensez-vous que ce soit une perte d'argent? Pensez-vous que cela ne vous fait pas acheter?

Vous vous trompez! Essayez donc vous-même. La prochaine fois que vous allez dans un café ou un restaurant lorsqu'il fait froid, et que vos compagnons vous demandent ce que vous voulez boire, au lieu de demander " un cognac " ou autre , insistez en disant: Un bon vieux cognac pour me réchauffer. Dès notre plus jeune âge, notre subconscient est quotidiennement informé que les cigarettes nous relaxent et nous procurent courage et confiance en nous et que la chose la plus précieuse sur terre est une cigarette.

Vous pensez que j'exagère? Le constat est frappant en ce qui concerne les démonstrations artistiques, liées de près ou de loin à l'audiovisuel. Lorsque vous voyez un dessin animé, un film ou autre pièce de théâtre, et que quelqu'un est sur le point d'être exécuté, quelle est sa dernière requête?

C'est bien ça, une cigarette. Ce genre de suggestion n'agit pas sur notre esprit conscient, mais notre subconscient, le partenaire endormi, a tout le temps de l'assimiler.

La chose la plus précieuse sur terre, ma dernière pensée et ma dernière action seront de fumer une cigarette. Dans tous les films de guerre, les blessés ont droit à leur cigarette, même s'il ne leur reste plus un morceau de mâchoire pour la tenir. Vous pensez que les choses ont récemment changé? Non, nos enfants sont harcelés par un matraquage permanent, publicitaire ou non.

La publicité pour les cigarettes est aujourd'hui officiellement bannie de la télévision et pourtant, aux heures de grande écoute, les joueurs en vogue, les meilleurs musiciens ou autres artistes sont toujours avec une cigarette à la bouche.

Les programmes sont habituellement sponsorisés par les géants du tabac et c'est la plus sinistre tendance de la publicité actuelle: Des écuries de formule 1 sont sponsorisées par certaines marques de cigarettes et vont même jusqu'à en porter le nom - ou est-ce l'inverse? Un certain spot publicitaire, à la télévision anglaise, montre même un couple au lit partageant une cigarette après l'amour.

Les implications sont évidentes. Pas pour ses desseins, mais pour la qualité de sa campagne: Pas un mot. Juste une musique douce. Il allume alors un cigare de cette marque ; un air de béatitude inonde son visage.

Notre conscient n'est peut-être pas au courant de l'impact de cette publicité, mais le partenaire endormi en nous digère patiemment ses implications évidentes. Il est vrai qu'il y a également une publicité en sens inverse - la peur du cancer, l'amputation des jambes, les affections de la gorge -, mais elle n'empêche absolument pas les gens de fumer.

Logiquement, elle devrait, néanmoins ce n'est pas le cas. Les mises en garde sur les dangers de la cigarette sont maintenant si visibles qu'il est impossible au fumeur de les ignorer.

Pourtant, elles n'empêchent pas les jeunes de commencer. Toutes les années où je fumais, je croyais sincèrement que je n'aurais jamais fumé si j'avais connu le lien évident entre cancer du poumon et cigarette. La vérité est que cela ne change absolument rien. Le piège est toujours identique à ce qu'il était il y a trente ans. Toutes les campagnes antitabac n'ont fait que rajouter à la confusion. Même les paquets, ces adorables paquets brillants qui vous persuadent d'engloutir leur contenu, font explicitement état de leur nocivité.

Qui lit ces avertissements et en accepte totalement les conséquences? Un des plus grands fabricants de cigarettes utilise même cette peur pour en faire le thème central d'une publicité sur le marché britannique. Cette publicité, que nous ne connaissons pas en France, établit un parallèle entre la peur du fumeur symbolisée par diverses créatures effrayantes et le paquet de cigarettes.

Par association d'idées, on suggère au fumeur que ce paquet l'aide à combattre cette peur. Ironiquement, la force la plus puissante dans ce lavage de cerveau est le fumeur lui-même.

Dire que les fumeurs n'ont pas de volonté et qu'ils sont physiquement faibles est une erreur de taille. Il vous faut être physiquement très fort pour combattre ce poison.

C'est une des raisons pour lesquelles les fumeurs n'acceptent pas les statistiques accablantes qui prouvent que le tabac détruit la santé. Tout le monde peut ainsi citer tel oncle René qui fumait deux paquets par jour, qui a vécu quatre-vingt-dix ans et qui n'a jamais eu le moindre ennui de santé.

Ils refusent de considérer les centaines d'autres fumeurs fauchés avant même la soixantaine et le fait que l'oncle René lui-même serait peut-être toujours vivant s'il n'avait pas fumé. Faites un petit sondage parmi vos amis et collègues, vous verrez que la majorité des fumeurs sont des gens dotés d'une forte volonté.

Il s'agit souvent de travailleurs indépendants, de cadres, exerçant certains types spécifiques de professions - citons, pêle-mêle, médecins, avocats, policiers, professeurs, commerciaux, infirmières, secrétaires, femmes au foyer avec des enfants à élever La principale idée fausse qu'ont les fumeurs est que la cigarette calme le stress.

Ils tendent ainsi à l'associer aux battants, à ceux qui sont confrontés à de grandes responsabilités et à un stress quotidien. Évidemment, chacun admire ce genre de personnes et tend, pour leur ressembler, à les imiter. J'ai bien peur que ce ne soit là encore qu'une illusion. L'étendue du lavage de cerveau est incroyable. Notre société condamne et méprise fortement ceux qui sniffent de la colle, ceux qui prennent de l'héroïne ou qui s'adonnent à toute autre substance considérée comme une drogue.

Or, dans notre pays, les décès par inhalation de vapeurs de trichlo ne dépassent pas la dizaine par an, et ceux par overdose d'héroïne avoisinent la centaine. La plupart de leurs économies passent dans la cigarette et des centaines de milliers de personnes voient chaque année leur vie ruinée parce qu'elles sont un jour tombées dans le piège.

C'est là le tueur numéro un de la société occidentale, précédant même les accidents de la route. Pourquoi regardons-nous le shoot au trichlo ou à l'héroïne comme des pratiques diaboliques, alors que la drogue pour laquelle le plus d'argent est dépensé et qui tue véritablement en masse était considérée, il y a quelques années encore, comme une pratique sociale parfaitement admise?

Certes, la cigarette est depuis peu considérée comme légèrement antisociale et nuisible à la santé, mais elle reste légale et en vente en paquets chez n'importe quel buraliste, dans chaque café, bar, club ou restaurant. Le bénéficiaire numéro un est le gouvernement qui amasse des milliards de taxes par an grâce à la vente de cigarettes.

Les compagnies de tabac dépensent chaque année millions d'Euros uniquement en publicité. Il faut commencer à élaborer une tactique de résistance à ce lavage de cerveau, exactement comme si vous vouliez acheter une voiture d'occasion ; acquiescez poliment, mais ne croyez pas un mot de ce qu'on vous raconte. Regardez d'abord, derrière ces paquets brillants, la saleté et le poison qui s'y cachent. Ne vous laissez pas avoir par ces jolis cendriers en verre ou ces briquets en or, ni par ces millions de personnes qui se sont fait avoir avant vous.

Commencez par vous demander: Pourquoi fais-je ça? Est-ce que j'en ai vraiment besoin?

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Non, évidemment. Je pense que ce conditionnement est la partie la plus difficile à expliquer. Pourquoi une personne intelligente et rationnelle devient-elle parfaitement stupide à propos de sa relation avec la cigarette? Cela me fait mal de confesser ça à tous les patients que je reçois, mais j'étais le plus stupide de tous. Mon père était, lui aussi, un fumeur immodéré. C'était un homme robuste, fauché avant la cinquantaine à cause de la cigarette.

Je me souviens de lui alors que j'étais un jeune garçon. Il toussait et crachait dès le matin ; je voyais bien qu'il souffrait et il était évident que quelque chose de diabolique avait pris possession de lui. Je me vois encore disant à ma mère: Le sport était toute ma vie et j'étais courageux et confiant en l'avenir.

Si quelqu'un m'avait alors dit que je finirais par fumer cinq paquets par jour, j'aurais parié toutes mes économies et mis ma tête à couper que ce n'était pas vrai. À quarante ans, j'étais complètement accro à la cigarette.

J'en étais au point où je ne pouvais plus effectuer le moindre acte physique ou mental sans d'abord en allumer une. Avec la plupart des fumeurs, ce sont les stress normaux de la vie qui agissent comme catalyseurs, comme le fait de répondre au téléphone ou à une invitation. En ce qui me concerne, je ne pouvais même pas changer de chaîne de télévision ou allumer une lampe sans allumer auparavant une cigarette.

Je savais que cela me tuait. Il m'était impossible de ne pas voir la vérité en face.